05 juillet 2009
Pierre Seghers (Le carreleur)

qui occupait toute sa vie. Il sera différent
non plus agenouillé,
renivelant sans cesse
Mais debout. Il prendra le sol de ses mains
et l'immense tapis de grès et de faïence
flammes, fleurs et
oiseaux, tessons et les carreaux
Il les dressera d'un seul
coup. Le mur ne sera que lumière
multicolore et verticale où il disparaîtra.
In « Le Temps des
Merveilles »
Commentaires
Ah Seghers ! Poète méconnu, hélas, mais sa réputation d'éditeur est toujours présente. Je ne suis pas peu fier de figurer dans son anthologie 2008.
Osons être poète!Je calque juste ici un brin de Prévert et un de Tinguely, cela me suffit pour en faire bonne affaire et actionner mon poumon, merci à l'éditeur et à l'agitatrice de ce texte! cordialement
Bon trio
Seghers et Dom A réunis par Océania, voilà un excellent attelage
Verticalement
La photo, j'y ai reconnu instantanément la fine "patte" de Dom A., le texte celui d'un poète moins connu que l'éditeur : la modestie a dû l'empêcher de se faire publier dans la collection "Poètes d'aujourd'hui".
Le joint entre image et mots tient bien, surface carrelée verticalement.
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