26 juin 2009

Jules Supervielle (ce qu'il faut d'espérance)

<!-- /* Font Definitions */ @font-face {font-family:Garamond; panose-1:2 2 4 4 3 3 1 1 8 3; mso-font-charset:0; mso-generic-font-family:roman; mso-font-pitch:variable; mso-font-signature:647 0 0 0 159 0;} /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal {mso-style-parent:""; margin:0cm; margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:12.0pt; font-family:"Times New Roman"; mso-fareast-font-family:"Times New Roman";} @page Section1 ... [Lire la suite]
Posté par oceania55 à 10:13 - - Commentaires [5] - Permalien [#]

25 juin 2009

Jules Supervielle (Le regret de la terre)

&lt;!-- /* Font Definitions */ @font-face {font-family:Garamond; panose-1:2 2 4 4 3 3 1 1 8 3; mso-font-charset:0; mso-generic-font-family:roman; mso-font-pitch:variable; mso-font-signature:647 0 0 0 159 0;} /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal {mso-style-parent:&quot;&quot;; margin:0cm; margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:12.0pt; font-family:&quot;Times New Roman&quot;; mso-fareast-font-family:&quot;Times New... [Lire la suite]
Posté par oceania55 à 14:31 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
30 novembre 2007

Jules Supervielle

L’arbre Il y avait autrefois de l'affection, de tendres sentiments, C'est devenu du bois.Il y avait une grande politesse de paroles,C'est du bois maintenant, des ramilles, du feuillage. Il y avait de jolis habits autour d'un coeur d'amoureuse Ou d'amoureux, oui, quel était le sexe ?C'est devenu du bois sans intentions apparentesEt si l'on coupe une branche et qu'on regarde la fibre Elle reste muetteDu moins pour les oreilles... [Lire la suite]
Posté par oceania55 à 23:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
19 juin 2007

Jules Supervielle

La mer C'est tout ce que nous aurions voulu faire et n'avons pas fait, Ce qui a voulu prendre la parole et n'a pas trouvé les mots qu'il fallait, Tout ce qui nous a quittés sans rien nous dire de son secret, Ce que nous pouvons toucher et même creuser par le fer sans jamais l'atteindre, Ce qui est devenu vagues et encore vagues parce qu'il se cherche sans se trouver, Ce qui est devenu écume pour ne pas mourir tout à fait, Ce qui est devenu sillage de quelques secondes par goût fondamental de... [Lire la suite]
Posté par oceania55 à 10:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
18 mars 2007

Jules Supervielle

Encore frissonnantSous la peau des ténèbres, Tous les matins je dois Recomposer un homme Avec tout ce mélangeDe mes jours précédents Et le peu qui me reste De mes jours à venir. Me voici tout entier, Je vais vers la fenêtre. Lumière de ce jour,Je viens du fond des temps, Respecte avec douceur Mes minutes obscures, Épargne encore un peu Ce que j'ai de nocturne, D'étoilé en dedansEt de prêt à mourir Sous le soleil montant Qui ne sait que grandir.In, « Le Corps »                ... [Lire la suite]
Posté par oceania55 à 11:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
17 mars 2007

Jules Supervielle

Le CorpsIci l'univers est à l'abri dans la profonde température de l'hommeEt les étoiles délicates avancent de leurs pas célestes Dans l'obscurité qui fait loi dès que la peau est franchie,Ici tout s'accompagne des pas silencieux de notre sang Et de secrètes avalanches qui ne font aucun bruit dans nos parages,Ici le contenu est tellement plus grand Que le corps à l'étroit, le triste contenant... Mais cela n'empêche pas nos humbles mains de tous les joursDe toucher les différents points de notre corps qui loge les astres,Avec les... [Lire la suite]
Posté par oceania55 à 16:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
17 mars 2007

Jules Supervielle

Guerrier de l'obscur, Vous vous étoilez, Prenez garde à vous, Vos yeux vont brûler ! Vous ne pouvez rien Sans obscurité.Il faut une armure Prise dans la nuit Pour que se précise Votre âme secrète, Ombre militaire, Toujours ennemie. Que restera-t-ilDu meilleur de vous Lorsque vous serez Une étoile aveugle Sans autorité.Une étoile errante, La tête et les pieds II faut revenirA votre ténèbre, II faut retrouverLa pulsationDe vos grosses fièvres,C'est votre façonDe vous étoiler.In, « Nocturne en plein jour »  -  Photo Dan
Posté par oceania55 à 16:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
08 mars 2007

Jules Supervielle

Prière à l'inconnuVoilà que je me surprends à t'adresser la parole,Mon Dieu, moi qui ne sais encore si tu existesEt ne comprends pas la langue de tes églises chuchotantes.Je regarde les autels, la voûte de ta maison,Comme qui dit simplement: voilà du bois, de la pierre,Voilà des colonnes romanes.Il manque le nez à ce saint.Et au-dedans comme au-dehors, il y a la détresse humaine.Je baisse les yeux sans pouvoir m'agenouiller pendant la messe,Comme si je laissais passer l'orage au-dessus de ma tête.Et je ne puis m'empêcher de penser à... [Lire la suite]
Posté par oceania55 à 12:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]