20 mars 2007

Jean-Luc Parant

Si les étoiles devenaient des soleils et que notre corps du même coup devenait un oeil c'est qu'au plus près de nous-mêmes nous serions du feu. Mais nous sommes du feu qui brûle au fond de nous, du feu qui est si loin de tout qu'il s'est couvert d'une peau pour rester allumé et ne jamais s'éteindre. Nous nous cachons derrière notre peau, nous cachons un feu qui couve pour que notre corps ne brûle pas le monde et qu'il puisse rester touchable. Nous pouvons nous rapprocher les uns des autres mais jamais trop longtemps sans nous... [Lire la suite]
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16 mars 2007

Jean-Luc Parant

Ce sont les yeux qui sont venus s'écrire, habitant l'écriture, l'usant comme d'une cavité où se loger, et jusqu'à ce que la chair des mots se confonde en chair voyante.Ainsi les mots s'ouvrent et déboulent sur les pages : comme des membres en fuite, ils se précipitent hors d'eux-mêmes, tirant sur leur propre chair jusqu'à dépasser les limites de leurs corps. Et ils roulent, se déroulent intensément ; ils se tendent et s'étendent immensément - se lovant dans l'espace des lignes, se mouvant dans les creux et sur les reliefs des... [Lire la suite]
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