25 août 2007

Pablo Neruda

 Mon amour, si je meurs Mon amour, si je meurs et si toi tu ne meurs pas,Mon amour, si tu meurs et si je ne meurs pas,Ne laissons pas la douleur étendre son territoireIl n’existe pas de prolongement pareil au nôtre. Poussière sur blé, sable sur sablesLe temps, l’eau errante, le vent vagabondNous a emportés comme des graines voguant sur l’eau.Nous aurions pu ne pas nous rencontrer dans ce temps. Cette prairie où nous nous sommes rencontrés,Oh minuscule infini !... [Lire la suite]
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26 avril 2007

Pablo Neruda

Ton rire Tu peux m'ôter le pain, m'ôter l'air, si tu veux : ne m'ôte pas ton rire.   Ne m'ôte pas la rose, le fer que tu égrènes ni l'eau qui brusquement éclate dans ta joie ni la vague d'argent qui déferle de toi.   De ma lutte si dure je rentre les yeux las quelquefois d'avoir vu la terre qui ne change mais, dès le seuil, ton rire monte au ciel, me cherchant et ouvrant pour moi toutes les portes de la vie.   À l'heure la plus sombre égrène, mon amour, ton rire, et si tu vois mon sang... [Lire la suite]
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18 avril 2007

Rosario de la Cerda

Lettre-préface aux premières éditions de « Les vers du Capitaine » de Pablo Neruda La Havane, 3 octobre 1951 Cher Monsieur, Je me permets de vous envoyer ces papiers qui, je crois, vous intéresseront et que je n'ai pu jus­qu'à présent rendre publics. Je possède tous les originaux des poèmes ci-­joints. Ils ont été écrits dans les endroits les plus divers, trains, avions, cafés, sur d'étranges petits bouts de papier qui ne portent pour ainsi dire aucune correction. Dans... [Lire la suite]
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13 avril 2007

Pablo Neruda

"Je veux faire de toi ce que fait le printemps avec les cerisiers."Poème XIV in, "Vingt poèmes d'amour"
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26 mars 2007

Pablo Neruda

                                                                         Photo Dauzonroch La lettre en chemin Au revoir, mais tu seras présente, en moi, à l'intérieur d'une goutte de sang circulant dans mes veines ou au-dehors, baiser de feu sur mon visage ou... [Lire la suite]
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07 mars 2007

Pablo Neruda

Il meurt lentement Il meurt lentement celui qui devient esclave de l'habitude, répétant chaque jour le même parcours, celui qui ne change pas le rythme de ses pas, celui qui ne risque rien et ne change pas la couleur de ses vêtements, celui qui ne parle pas avec l'inconnu.Il meurt lentement celui qui évite une passion, celui qui préfère le noir au blanc, les points sur les « i » aux émotions touffues, celles-là mêmes qui font briller les yeux, celles qui transforment un bâillement en sourire, celle qui font battre le coeur... [Lire la suite]
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07 mars 2007

Pablo Neruda

MatinJ'ai faim de tes cheveux, de ta voix, de ta bouche, sans manger je vais par les rues, et je me tais, sans le soutien du pain, et dès l'aube hors de moi je cherche dans le jour le bruit d'eau de tes pas. Je suis affamé de ton rire de cascade, et de tes mains couleur de grenier furieux, oui, j'ai faim de la pâle pierre de tes ongles, je veux manger ta peau comme une amande intacte, et le rayon détruit au feu de ta beauté, je veux manger le nez maître du fier visage, Je veux manger l'ombre fugace de tes cils, J'ai faim,... [Lire la suite]
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07 mars 2007

Pablo Neruda

XVIIIIci je t'aime.Dans les pins obscurs le vent se démêle.La lune resplendit sur les eaux vagabondes.Des jours égaux marchent et se poursuivent.Le brouillard en dansant qui dénoue sa ceinture.Une mouette d'argent du couchant se décroche.Une voile parfois. Haut, très haut, les étoiles.Ô la croix noire d'un bateau.Seul.Le jour parfois se lève en moi, et même mon âme est humide.La mer au loin sonne et résonne.Voici un port.Ici je t'aime.Ici je t'aime. En vain te cache l'horizon.Tu restes mon amour parmi ces froides choses.Parfois mes... [Lire la suite]
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