03 juin 2008

Richard Millet

J'en reviens à la nudité, à l'insupportable et fasci­nante nudité. Il m'est arrivé d'accompagner au piano une femme aimée dans des airs de Haendel, de Verdi, de Saint-Saëns, des mélodies de Duparc, des lieder de Strauss, et de pleurer de ce que sa voix (quelque chose que je n'avais encore entendu ni dans sa conversation ni dans son râle amoureux) me disait du texte muet de notre amour bien plus que du texte de Baudelaire, Gautier, ou Hesse. Elle me révélait, cette voix en son chant triomphal, l'étendue de la dépossession... [Lire la suite]
Posté par oceania55 à 17:22 - - Commentaires [1] - Permalien [#]