05 janvier 2009

Jean-Michel Maulpoix (Baudelaire)

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05 novembre 2008

Jean-Michel Maulpoix

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28 avril 2008

Jean-Michel Maulpoix

  J'ai rêvé ma vie dans le corps d'une femme. « Femme» est un mot bien assemblé, le nom de tout ce qui s'as­semble, fait corps et vient au monde. Le nom de ce qui n'est pas sans mémoire. Le nom de celle qui d'un rien tombe enceinte. Le nom de ce qui souffre chaque fois qu'il se sépare. Un nom courbe qui arrondit le temps. Le nom de la terre même qui nous porte, de l'eau où nous aimons nager et de l'air que nous respirons. Femme : celle qui de toute chose fait un enfant. Je vous ai réclamé des caresses et de... [Lire la suite]
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04 octobre 2007

Jean-Michel Maulpoix

Ne rechigne pas à la dépense. Quand tu ne lui arracherais que des loques, il te faut écrire comme si tu devais liquider la mer. Les mots sont tout ce qu'il te reste : lance toi à l'assaut de ce bleu. Tu dois courir encore derrière la mer. Il t'appartient d'en modifier la teinte, comme de recolorer de temps en temps le ciel, et de rhabiller ses fantômes avec des vêtements neufs. Pour se perpétuer, l'invisible a besoin de figures. L'infini est avide de formes. Il ne prend corps que sur... [Lire la suite]
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16 avril 2007

Jean-Michel Maulpoix

Je suis cet homme tout bossué de sacs et de valises qui va et vient dans sa propre vie, avec des départs, des retours, portant au coeur des coups, et des bleus plein la tête, traî­nant des cartables de cuir remplis de phrases et des ser­viettes bourrées de lettres, toujours rêvant de se blottir dans le sac à main d'une femme, parmi les tubes de rouge à lèvres, les miroirs, les photos d'enfants et les flacons de parfum. Cet homme hérissé d'antennes essaie de capter son amour sur les ondes et tend vers lui des... [Lire la suite]
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19 mars 2007

Jean-Michel Maulpoix

Que l'on grimpe dans une barque pour un minuscule tour du monde, d'un quart d'heure, le dimanche, ou qu'on reste là vingt minutes, au bout de la jetée, assis face à la mer, on sent alors dans le regard une espèce de fêlure. Par là, entre et sort la lumière. D'ailleurs pourquoi obstinément reviendrait-on s'asseoir ou marcher par ici, si rien ne s'accrochait à ce soudain silence?Bien sûr, beaucoup de lunettes noires et de ventres poussifs... La comédie humaine récite avec des couacs sa monotone histoire aux terrasses des cafés et... [Lire la suite]
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18 mars 2007

Jean-Michel Maulpoix

Nos amours les plus belles touchent à des êtres qu'il ne nous fut jamais donné d'étreindre, ou si peu, si vite, poignet pressé, main un instant serrée ou posée sur l'épaule de qui déjà recule et se détache. Là, au bout de nos doigts, et plus intensément que les mots les plus justes à la pointe de la plume la plus fine, se rassemblent tout le désir et tout le désespoir, tout le rêve éconduit, le temps entier de notre coeur. En cet être sans doute nous avions rêvé une autre vie, la vraie vie bien sûr, puisque la chimère le veut ainsi,... [Lire la suite]
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16 mars 2007

Jean-Michel Maulpoix

"Pourquoi nos ailes sont-elles ainsi cousues à l'intérieur, sous la doublure blanche de la peau ? Des ailes non pour l'envol, mais pour claudiquer ici-bas. Pour y couver longtemps l'oeuf gris de la mélancolie et l'oeuf rouge du désir. Seul le bec de la plume en crèvera la coquille. Interdits d'azur, il nous faut trouver d'autres espèces de ciels.As-tu jamais songé que nous avions précisément en commun ce qui semblait nous séparer ? Ce secret que chacun demeure à lui-même. Ce silence sur lequel il veille. Ce creux que rien ne peut... [Lire la suite]
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16 mars 2007

Jean-Michel Maulpoix

Les mots parfois se précipitent.La page bleuit, s'étale, se déplie, s'allonge, bientôt plus vaste que la mer. Elle se lève et forcit. Elle prend vers le ciel son essor. On voudrait croire alors qu'elle n'est plus ce vain chemin d'encre qui se hasarde vers nulle part, mais le coeur retrouvé de l'amour.Parfois, il arrive encore que la mer fasse sonner les trompes de la langue. Elle enfle sa voix sous les falaises et pince des cordes tendues sur des carapaces de tortues pour chanter les exploits des héros morts aux gestes de marbre dont... [Lire la suite]
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15 mars 2007

Jean-Michel Maulpoix

                              Que font les mots lorsque tu dors? Se promènent-ils enfin librement dans ta tête, sans souci de phrases justes ni de pensées claires, quittant bientôt leurs façons empruntées pour nager tout leur saoul ? Se racontent-ils des histoires peu convenables? Sont-ils heureux de se retrouver, se saluer, s'embrasser, s'enlacer en quelque repli tranquille de ton sommeil? Se moquent-ils de toi ou te prennent-ils en... [Lire la suite]
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