18 mars 2007

Roberto Juarroz

Laisser que le négatif de son image se forme dans chacun. Non pour voir ce que nous ne sommes pas, mais pour reconnaître ce que nous sommes. C'est le premier pas pour libérer notre image, pour accéder à la forme libre de notre image. Mais il y a une condition : ne pas développer le négatif. In, « Fragments verticaux »
Posté par oceania55 à 17:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

18 mars 2007

Roberto Juarroz

Mastiquer la solitude,ouvrir un autre regard dans le regard, inscrire un autre point dans le silence, entrer plus, entrer plus,rompre la limite.Peu importe s'il n'y a rien. Seul importe d'être plus.Ou mastiquer la solitude,effacer tout regard dans le regard, gratter le point du silence,sortir plus, sortir plus, rompre la limite.Peu importe s'il n'y a rien. Seul importe d'être moins.L'être plus de l'être moins.Le plus du moins que le rien.In, « Quatorzième poésie verticale »Photo Dan
Posté par oceania55 à 11:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
16 mars 2007

Roberto Juarroz

                                                                                              Photo Eric Mary Le souffle de lumière, le tremblement concentré qui émane de certaines rencontrescontredit parfois sa propre... [Lire la suite]
Posté par oceania55 à 23:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
07 mars 2007

Roberto Juarroz

La visite a été excessivement brève.Il y a quelques minuteson nous ouvrit la porte.Nos originesn'étaient pas claires du toutet nous n'étions pas préparésà cette visite.Nous croyions, cependant,Qu'elle serait plus longue.Les indications de l'entréeNous avaient peut-être trompés.Nous découvrîmes ensuiteune autre porte fermée.Nous comprîmes très viteque c'était la porte de sortie.Nous fûmes surpris de l'existence de deux porteset non d'une seulepour entrer et sortir.Nous ne comprîmes pas beaucoup plus.Après avoir fait quelques paset dit... [Lire la suite]
Posté par oceania55 à 14:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
02 mars 2007

Roberto Juarroz

Il y a un momentoù l'on se libère de sa biographieet abandonne alors cette ombre déprimante,cette simulation qu'est le passé.Il ne faut plus utiliser la formule mesquine du même, ni tenter de poursuivre ses conquêtes, ni gémir aux bifurcations.Abandonner sa biographie et ne pas reconnaître ses propres données, c'est alléger la charge pour le voyage.Ou comme accrocher au mur un cadre vide pour qu'à s'y figer ne s'épuise aucun paysage. in, "Douzième Poésie Verticale"
Posté par oceania55 à 23:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
02 mars 2007

Roberto Juarroz

La page blancheEst une écoute en attente.L'écriture est la voixQui peut se combiner au blancOu crûment l'abolirPour arriver ainsi à l'écouteA certains momentsLa main pressent la densité qui l'attendEt son tracé sur le blancTrouve la pression nécessairePour parvenir à la musique sous-jacente.Lorsque cela ne se produit pas,Il faut annuler l'écriture,L'éteindreComme on éteint une lampe qui fume,Recomposer le blanc de la pageEt préserver l'écoute qui attend.in, "Douzième Verticale"
Posté par oceania55 à 23:52 - - Commentaires [1] - Permalien [#]