29 avril 2009

Roberto Juarroz

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15 février 2009

Roberto Juarroz

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25 juin 2008

Roberto Juarroz (mots durs et mots doux)

Il n'y a pas des mots durs et des mots doux, comme cela fut parfois affirmé. Il y a des mots plus vivants et moins vivants. Jusqu'à quel point le poète peut-il animer un mot apparemment moins vivant ? Et jusqu'où l'usage courant peut-il ôter de la vie à un mot ? Il se peut qu'il y ait des mots plus riches de sens et moins riches, plus musicaux et moins, plus recherchés et plus simples, et ainsi interminablement. Les qualités des mots sont relatives et varient selon la manière de leur emploi et la trempe imaginative... [Lire la suite]
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17 juin 2008

Roberto Juarroz (oublier une lettre)

Oublier une lettre En écrivant un mot C'est ouvrir une porte Où il n'y en avait pas. Et même s'il est facile de la murer, La place où il y avait une porte Ne sera jamais plus pareilleEt une rafale de sens oubliéContinuera de passer à l'intérieur du mot. Une omission, l'erreurCrée quelquefois une brèche Dans le mur déterminant Qui apprivoise le regard.  In « Quatorzième poésie verticale »Photo Festival Correspondance à Grignan
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25 janvier 2008

Roberto Juarroz (Le silence)

Le silence qui subsiste entre deux motsn'est pas le silence qui entoure une tête qui tombe, ni celui qui nimbe la présence de l'arbrequand s'éteint l'incendie vespéral du vent.De même que chaque voix a un timbre et une hauteur, Chaque silence a un registre et une profondeur.Le silence d'un homme est différent de celui d'un autreet ce n'est pas la même chose de taire un nom et de taire un autre nom. Il existe un alphabet du silence,mais on ne nous a pas appris à... [Lire la suite]
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17 janvier 2008

Roberto Juarroz ( Se taire)

Se taire peut être une musique, une mélodie différente,qui se brode en fils d'absence sur l'envers d'un étrange tissu. L'imagination est l'histoire vraie du monde. La lumière fait pression vers le bas.La vie se répand soudain par un fil épars.Se taire peut être une musique ou le vide aussi,puisque parler c'est le couvrir. Ou se taire est peut-êtrela musique du vide. In, « Poésie verticale »Photo Casames
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17 novembre 2007

Roberto Juarroz (L'écriture)

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15 août 2007

Roberto Juarroz

Le matériau dont les mots sont faits et le mortier qui les unitm'ont peu à peu enseigné un rythme secret et solitaire. J'ai appris que toute construction est une musique et que toute musique est faite de regards.Le regard d'un mot est son sens, entre les paupières tremblantes d'une perte. Car ce n'est pas nous qui regardons les mots : ce sont eux qui nous regardentet peut-être aussi au-delà de nous, en battant des paupières d'un rythme secret et solitaire. Peut-être que demain je... [Lire la suite]
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18 juillet 2007

Roberto Juarroz

La vie commenceoù l'on veut qu'elle commence,où quelqu'un est capable de créer une forme. Ou là où quelqu'un est capablede se laisser créer par une forme.Mais avant d'entraîner les mainsà créer une forme ou à s'ouvrir à elle,il faut leur apprendre à créer l'espace pour cette forme. La vie aussi s'achèveoù l'on veut qu'elle s'achève,où quelqu'un est capable d'effacer une forme ou d'annuler son espace.Ou là où quelqu'un est capablede se laisser... [Lire la suite]
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08 juillet 2007

Roberto Juarroz

Le souffle de lumière, le tremblement concentré qui émane de certaines rencontres contredit parfois sa propre brièveté et s'étend comme une lente alchimie sur tout le reste de la vie. Posséder ainsi pour toujours quelque chose que l'on n'eut jamais et que l'on n'aura jamais, change la condition de l'homme, modifie ses limites. Les mains se touchent parfois et parfois n'y parviennent pas. Mais les yeux se touchent ou quelque chose qui est derrière les yeux. Mais posséder... [Lire la suite]
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