21 mars 2009

Claude Esteban

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29 janvier 2009

Claude Esteban

<!-- /* Font Definitions */ @font-face {font-family:Garamond; panose-1:2 2 4 4 3 3 1 1 8 3; mso-font-charset:0; mso-generic-font-family:roman; mso-font-pitch:variable; mso-font-signature:647 0 0 0 159 0;} /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal {mso-style-parent:""; margin:0cm; margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:12.0pt; font-family:Garamond; mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; mso-bidi-font-family:"Times New... [Lire la suite]
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03 avril 2008

Claude Esteban

© Photo Half Algo [...]L'objet n'est pas un élément du monde naturel ; il est le produit d'une médiatisation intellectuelle, et bientôt industrielle, qui défigure et décompose la réalité. Il occupe sur le registre de l'extériorité sensible la place du concept dans la formulation de l'intelligible : rien d'autre qu'un rôle de substitut, un stéréotype plus maniable, plus aisément accessible que son modèle originel et la multiplicité matérielle dont il est la résultante ou le résumé. C'est à la poésie de lutter, à... [Lire la suite]
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19 février 2008

Claude Esteban (Traces)

  Revenir sur les traces, interroger ce qui fut dit. Un moyen de fixer son profil parmi les artifices des ressemblances. Je m’en inquiète, je poursuis. Protégé, enclavé dans l’île interne. Tous les fruits sont tombés. Quelqu’un parle d’une saison moins opulente. Je l’écoute, je relis les phrases d’un autre été. Ici, le vent ne souffle pas, les questions sont indemnes sur la table. Avec la glose par-devant, empilée contre le corps du texte. J’ai pensé, moi aussi, je suis l’auteur du texte, j’interprète. La trace ou... [Lire la suite]
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17 août 2007

Claude Esteban

Il y avait aussi, pour m'accompagner, tous les livres de la biblio­thèque. Ceux qui jaunissaient maintenant, jamais ouverts, et les autres, les plus précieux, qui ne réclamaient pas qu'on les relise puisqu'ils avaient pris place depuis longtemps dans la mémoire et qu'on les gardait, comme des signes inaltérables, au-dedans de soi. Un jour, sans doute, la surprise, l'angoisse, l'émerveille­ment étaient venus, sur ces pages, à notre rencontre. Une sorte d'énergie singulière dont nous nous sentions dépourvus nous avait soudain... [Lire la suite]
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14 août 2007

Claude Esteban

                Les souvenirs n'ont pas d'espace à eux, ni de remparts qui les défendent et quand on les a retenus trop longtemps quelqu'un, au-dedans de nous, s'impatiente et les chasse mais l'autre, celui qui ne veut pas mourir, s'attache alors à retrouver ne serait-ce qu'une odeur, un bruissement de bruyère un semblant de bonheur entre les doigts.In, "La mort à distance"  
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25 juin 2007

Claude Esteban

Ne garderai-je du jour que cette longue lassitude et la poussière des chemins au fond des yeux ? Je m'assiérai n'importe où, je tenterai seulement de reprendre souffle, sans hâte et comme pour mieux me souvenir. L'espoir, quand on s'arrête de marcher, devient inutile, mais le vieux désir d'être encore ne disparaît pas avec lui. Et je suis là, comme quelqu'un qui s'étonne que son corps le soutienne et le défende, ce corps meurtri, ce corps appesanti, le mien... [Lire la suite]
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18 juin 2007

Claude Esteban

Que cet arbre me pardonne si je n’ai pas su le dire comme je le devais dans les mots d’un poème. Ce qui m’était si proche, si familier, je pensais pouvoir m’en emparer sans pudeur, le modeler à ma guise, le délaisser dès lors que j’en aurais épuisé la substance, délimité les contours. J’avais des yeux, mais je n’avais nul besoin de voir, je savais déjà. J’avais pour moi les noms, les verbes, une grammaire. Cette langue qui m’avait donné tant de mal pour que je la possède, c’était elle, à la fin, qui me permettait... [Lire la suite]
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