30 avril 2007

René Char (Lettera Amorosa)

Lettera Amorosa Non è gia part’in voi che con forz’invincibile d’amore tutt’a se non mi tragga.Monteverdi.Lettera Amorosa. Temps en sous-oeuvre, années d'affliction... Droit naturel ! Ils donneront malgré eux une nouvelle fois l'existence à l'Ou­vrage de tous les temps admiré. Je te chéris. Tôt dépourvu serait l'ambitieux qui resterait incroyant en la femme, tel le frelon aux prises avec son habileté de moins en moins spacieuse. Je te chéris cependant que dérive la... [Lire la suite]
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04 avril 2007

René Char

        L'intelligence avec l'ange, notre primordial souci. (Ange, ce qui, à l'intérieur de l'homme, tient à l'écart du compromis religieux,                             la parole du plus haut silence, la signification qui ne s'évalue pas. Accordeur de poumons qui dore les grappes vita­minées de l'impossible. Connaît le sang, ignore le céleste. Ange : la bougie qui se penche au nord du coeur. ) ... [Lire la suite]
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21 mars 2007

René Char

"Imite le moins possible les hommes dans leur énigmatique maladie de faire des noeuds" In, "Les matinaux" dessin Michel Pezelet
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20 mars 2007

René Char

La reproduction en couleurs du Prisonnier de Georges de La Tour que j'ai piquée sur le mur de chaux de la pièce où je travaille, semble, avec le temps, réfléchir son sens dans notre condition. Elle serre le coeur mais combien désaltère ! Depuis deux ans, pas un réfractaire qui n'ait, passant la porte, brûlé ses yeux aux preuves de cette chandelle. La femme explique, l'emmuré écoute. Les mots qui tombent de cette terrestre silhouette d'ange rouge sont des mots essentiels, des mots qui portent immé­diatement secours. Au fond du cachot,... [Lire la suite]
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20 mars 2007

René Char

Les philosophes d'origine sont les philosophes dont l'existence, l'inspiration, la vue, l'arête et l'expression ne supportent que très peu de temps l'intérieur cloisonné de la pensée didactique. Ils sont tirés violemment du dehors pour s'unir sans précaution à l'inconnu des êtres, à leur déroutante anthologie, ainsi qu'aux troubles cycloniques de l'univers. Ils possèdent à leur insu un don de nouveauté inaltérable : ils fécondent en s'étoilant et se fertilisent en se creusant. Ils sont la solitude et le nombre, l'imaginaire et... [Lire la suite]
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07 mars 2007

René Char

Toucher de son ombre un fumier, tant notre flanc renferme de maux et notre coeur de pensées folles se peut ; mais avoir en soi un sacré.
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07 mars 2007

René Char

AllégeanceDans les rues de la ville, il y a mon amour.Peu importe où il va dans le temps divisé.Il n'est plus mon amour : chacun peut lui parler.Il ne se souvient plus qui, au juste, l'aima.Il cherche son pareil dans le voeu des regards.L'espace qu'il parcourt est ma fidélité.Il dessine l'espoir, puis, léger, l'éconduit.Je vis au fond de lui comme une épave heureuse.A son insu, ma liberté est son trésor !Dans le grand méridien où s'inscrit son essor,Ma solitude se creuse.Dans les rues de la ville, il y a mon amour.Peu importe où il va... [Lire la suite]
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02 mars 2007

René Char

Les mots qui vont surgirsavent de nousce que nous ignorons d'eux
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