15 mars 2007
Arasse
Je livre ici, presque sous forme de notes vite jetées, l'une de ces remarques que l'on se fait soudain, qui vous traversent l'esprit et le quittent à moins qu'on ne les consigne aussitôt – carnet de poche, signet du livre en lecture, feuille volante. Mais, faute d'un développement rudimentaire formulé dans le panache lumineux qu'entraîne à sa suite l'idée filante, le graffiti reste le plus souvent lettre morte. Le croise-t-on quelque temps plus tard, il a perdu tout pouvoir d'évocation. On s'étonne d'avoir pris soin de retenir si maigre prise, voire on ne se relit pas. Le blog a aussi ce mérite de permettre ou de susciter les quelques lignes qui feront trace, au moins pour soi. Qu'elles soient soumises à lecture publique contraint à quelque prudence scrupuleuse avant de les formuler. Il reste que l'idée peut n'être qu'un fourvoiement ou une impasse, d'autres se chargent de vous l'indiquer ; si le thème revêt quelque intérêt, eux-mêmes auront dû s'y pencher un instant pour convoquer leurs arguments ; dès lors, vous pouvez estimer que vous n'avez pas mésusé de leur temps ni du vôtre.
(merci à Dan)
Arasse
oceania
Nous n'habitons pas une maison d'un seul tenant, nous ne sommes jamais l'hôte d'une pièce mais d'un angle, d'une chaise, de l'ellipse à laquelle notre corps conforme sa course de la porte au lit.
Le détail est notre refuge, quand il n'est pas notre cachette ; il est notre science la plus ferme.
Heureuse celle qui voulait connaître Dieu en effleurant le pan de sa tunique !
