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De même les livres quand ils sont beaux font tomber non seulement les défenses de l'âme mais toutes les fortifications de la pensée qui se voit prise de court soudain.

 

De même les grandes peintures qu'on fixe sur les murs, quand elles sont admirables, ouvrent le mur plus que ne sauraient le faire une porte, une fenêtre, une baie vitrée, une meurtrière, etc.

 

Comme la musique émeut au-delà de soi et gagne à ses rythmes le coeur et la respiration et la séparation première, et l'angoisse princeps qui l'accompagnait, et l'attente qui en naît tout au long de la vie.

 

In « Vie Secrète »

Piero della Francesca "La flagellation du Christ", vers 1469