camille_claudel2


A celles qui sont dans les musées

Les verticaux en foule vont et viennent
autour des taciturnes,
sur la dalle pâle traîne
leur ombre bavarde, paroles

Qui sonnent creux sont les corps
quand on toque à leurs dos de bronze,
à leurs torses comme à des portes. Demeures
closes ces bouches où démarre un cri

A jamais inentendu, ces têtes,
citernes vides qu'emplit
l'immatérielle pluie intérieure,
un oeil hurle

Ou la main du désespéré,
le ventre est une phrase étrange,
le sexe ne parle aucune langue.


In, « Aller où rien ne parle »

Camille Claudel, "La valse"