Coloriage


Viens près de moi, plus près tout contre,
cuisse contre cuisse sur le même banc,
comme à l’école… On va jouer à :
« On disait que… tu es amoureux de ta petite voisine…. »
Oui viens mon amour… j’écris pour être avec toi,
c’est le moment de la journée où je te rejoins.

Tu regardes l’écran…
les lignes qui se tracent, qui s’étirent,
ce sont des caresses, des silences,
de la complicité… de la chaleur,
je vais souvent à la ligne pour répéter la caresse,
j’ai de la chance, tu as les bras nus, toi !
ta peau est dorée, gorgée de soleil
moi j’ai un pull et une écharpe moelleuse sur les épaules.
Non non … garde tes mains chez toi …
Il pleut, il fait froid dehors… la nuit tombe tôt,
j’ai allumé un feu, bon chaud dans le dos,
S’il te plaît …je te parle et tu me distrais !
Je n’arrive plus à penser,
je voudrais te raconter un amour gentil et tendre,
le bois flambe, un baiser sur la joue, dans le cou

Mon doré à moi, il est dans mon regard vers toi.
Ce soir,  je souhaite être avec toi simplement,
l’un contre l’autre, l’un près de l’autre.
Toi, là-bas, dans le ventre du bateau
qui te joue la scène tambour de machine à laver,
 tu me dis « Je voudrais être contre tes seins, calme »

Viens mon petit, mon tout petit, je t’aime
viens que je te berce, ta peau est douce
aussi tendre que notre amour,
notre bel amour,
pense à tous les méandres, à toutes les virées
qu’il lui a fallu pour arriver jusqu’à nous !
Bonjour belle inconnue…
Bigarrea ! Tu sais ce que c’est, Bigarrea ?
Bigarreau était trop long, j’ai enlevé une lettre.

Tu me dis
« Nous ne devons pas avoir peur de la mort,
car quand elle est là nous ne sommes plus »

 C’est vrai ça ?

29 novembre 2005