31 mars 2007

Charles Juliet

Ces lignes de force qui parcourent l’histoire de l’humanité depuis le fond des âges sache qu’elles doivent traverser et alimenter ce que tu peins   écris. In, « A voix basse » Peinture Robert Renard
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31 mars 2007

Charles Juliet

N’avoir d’autre intention que de dire la vie de mieux la percevoir                 la ressentir de l’exalter   d’en faire vibrer toutes les harmoniques de permettre à celui qui passe de mieux en jouir d’en devenir pour toujours plus conscient In, « A voix basse » Peinture Robert Renard
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30 mars 2007

Kenneth White

Je ne connais de rythme que de la mer et du vent - et du vol des goélands. En vérité, quand je pense à la poésie, quand j'en prononce le mot même, ce que je vois, c'est une aile blanche qui frissonne et qui plane, miroi­tant dans une lumière froide, au-dessus d'une mer dans le vent. Parmi les conditions de la vie moderne, il est dur de maintenir ce rythme, qui est spirituel aussi bien que matériel (je ne connais pas d'esprit qui soit divorcé de la matière). Il est nécessaire de se retirer dans des endroits écartés, dont il reste en... [Lire la suite]
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29 mars 2007

Philippe Léotard

 
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29 mars 2007

Milan Kundera

Tant que les gens sont encore plus ou moins jeunes et que la partition musicale de leur vie n'en est qu'à ses premières mesures, ils peuvent la composer ensemble et échanger des motifs mais, quand ils se rencontrent à un âge plus mûr, leur partition musicale est plus ou moins achevée, et chaque mot, chaque objet signifie quelque chose d'autre dans la partition de chacun. in, « L’insoutenable légèreté de l’être »
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29 mars 2007

Marcel Moreau

Il ne se passe guère de jour sans que je m'étonne de voir les mots si prompts à faire en sorte que la vie ordinaire vire à l'extraordinaire. Ici frissonne plus que jamais le mot « fruition » (XVè-XVIè s. Action de jouir, jouissance). Le Dictionnaire d'ancien français (Larousse) cite Rabelais : « Compaignies et fruitions de telles insignes ames. » À une terrasse sévillane dominant le Guadalquivir, j'ai vu couler la fruition de toutes les écritures et femmes extatiques que ce livre ne dit pas. On devrait imposer un devoir de... [Lire la suite]
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28 mars 2007

Brodeuse de Pont-L'Abbé

La brodeuse est absorbée par son travail minutieux. Sa pose, assise sur le sol n'est guère commode mais sa silhouette de jeune villageoise dégage une grâce touchante. Coiffe délicate, visage attentif,  finesse des mains, un pied joliment chaussé dépasse de la jupe soigneusement rabattue. La main droite au petit doigt relevé perce d'une aiguille précise la batiste qui enveloppe son index gauche. De petites rides de concentration se forment entre les yeux. ... [Lire la suite]
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28 mars 2007

Jean-Pierre Vernant

Au tréfonds de la Terre: la Béance Né de la vaste Béance, le monde a désormais un plancher. D'une part, ce plancher s'élève vers le haut sous forme de montagnes; d'autre part, il s'enfonce vers le bas sous forme de souterrain. Cette sous-terre se prolonge indéfiniment, de sorte que, d'une certaine façon, ce qui se trouve à la base de Gaïa, sous le sol ferme et solide, c'est toujours l'abîme, le Chaos. La Terre, surgie au sein de la Béance, s'y rattache dans ses profondeurs. Ce Chaos évoque pour les Grecs une sorte de... [Lire la suite]
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27 mars 2007

Bernhard Schlink

Au lit, il lui demanda: " Est-ce que tu m'aimes ? " Elle se redressa et posa sa main sur sa poitrine. " Oui ". - Pourquoi ? - Parce que tu es gentil et intelligent, que tu es quelqu'un de bien et que tu es généreux. Parce que tu es mon brave petit soldat et que tu ne te rends pas les choses faciles. Tu veux rendre à chacun ce qui lui est dû et, bien que tu te donnes beaucoup de mal, tu ne peux pas tout faire. Comment pourrais-tu, d'ailleurs ? Mais tu essaies quand même, et c'est ça qui me bouleverse.... [Lire la suite]
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27 mars 2007

Bernhard Schlink

Il n’avait pas envie de parler de sa peur des choses à régler, dont il ne savait ce qu'elle signifiait, d'où elle venait ni pourquoi elle s'aggravait avec l'âge. C'était cette peur qui était derrière son refus des changements; chacun de ceux-ci faisait peser plus lourd le fardeau des choses non réglées. Mais pourquoi ? Parce que les changements coûtent du temps, et que le temps passe et nous échappe de plus en plus vite ? Le sentiment du temps qui passe est-il inversément proportionnel au temps qui nous reste ? Le temps s'écoule-t-il... [Lire la suite]
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