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                                                                                        Dessin Faujas

Il est impressionnant, en regardant la continuité des dessins (il y en a maintenant une vingtaine, et j'ai fait attention d'en conserver l'ordre), de voir combien le début est renié, inexis­tant, aboli par la suite : à un moment, sur quatre ou cinq feuilles seulement, le dessin se trouve, trouve un équilibre, une force, puis repart doucement vers une autre abolition, vers une inexistence inversée : celle de la répétition, de la sur­charge, de la monstruosité. En repassant en revue la totalité des dessins, on voit le dessin naître vraiment, partir de rien et prendre un peu, avant de se dégrader (il doit en être de même pour l'écriture), il faut savoir abandonner le dessin quand il est mûr.

In, " Le mausolée des amants"