Apparemment,
Tu ne fais pas de gestes.

Tu es assis là sans bouger,
Tu regardes n'importe quoi,

Mais en toi
Il y a des mouvements qui tendent

Dans une espèce de sphère
A saisir, à pénétrer,

A donner corps
A je ne sais quels flottements

Qui peu à peu deviennent des mots,
Des bouts de phrase,

Un rythme s'y met
Et tu acquiers un bien.

In, « L'art poétique »